Occitanie: tente, bonnet, bâton, doudoune, sac de couchage, comment s'équiper local pour aller en montagne

  • Par kjhg

Cet article est issu de Midi, le magazine dominical de La Dépêche du Midi, à retrouver en ligne sur notre kiosque numérique.Occitanie: tente, bonnet, bâton, doudoune, sac de couchage, comment s'équiper local pour aller en montagne Occitanie: tente, bonnet, bâton, doudoune, sac de couchage, comment s'équiper local pour aller en montagne


En Occitanie, nous avons les ressources : des compétences issues d’un savoir-faire ancestral et préservé par les acteurs locaux, fortement attachés à ce patrimoine immatériel, et des matières premières naturelles aux propriétés techniques imparables, comme la laine de nos moutons. Nous avons aussi le décor : des sentiers de randonnée, des hauts sommets glacés, des plateaux d’où s’envoler en parapente, et des grottes à explorer. Alors, forcément, nous avons également des entrepreneurs, aux ambitions régionales ou internationales, qui ont su associer les deux pour proposer aux amateurs de sports et loisirs de montagne des vêtements et du matériel 100 % madein Occitanie.

Le Bonnet des montagnes

Star des pistes. Il paraît que les pisteurs de la station de ski d’Ax 3 Domaines se l’arrachent ! Si le Bonnet des montagnes fait des adeptes en Haute-Ariège, ce n’est pas que pour une question de style. L’un des modèles dela gamme imaginée par Marie Delpas, le « Pyrénéen », est pensé spécialement pour les sportifs : très fin, il se fait oublier sans faire transpirer. Comme tous les autres, il est entièrement en laine locale. « J’ai découvert le mérinos en arrivant en Ariège, en 2018. Elle est extrêmement douce et convient même pour les vêtements des bébés. C’est aussi la laine la plus technique », précise Marie. Celle-ci a commencé la fabrication de bonnets il y a deux ans, et travaille avec un berger sur le secteur de Luzenac, soit à une vingtaine de kilomètres de chez elle. Avant de monter son entreprise, Marie officiait dans une agence de voyages à l’aéroport de Blagnac.

Changement de décor et reconversion totale donc, pour cette néo-ariégeoise. « J’avais très envie de faire du produit naturel. Je me suis donc formée au tissage, au choix et au tri de la laine et j’ai trouvé cela passionnant. En parallèle, j’ai lancé le Bonnet des montagnes, qui a tout de suite bien marché. »

Parmi ses versions, si le Pyrénéen reste le favori des skieurs ou randonneurs, l’Original, plus intemporel, ou le Rustique, avec ou sans pompon, se vendent très bien aussi. Quelques écharpes, bandeaux et mitaines viennent compléter sa boutique. Leurs coloris varient selon les teintes des moutons, plus ou moins écrus, tirant sur le marron, ou bien gris, mais la tisserande commence à se faire la main avec les teintures végétales. De quoi continue à créer sans jamais se lasser.

www.lebonnetdesmontagnes.fr

Tipik

Les tentes faites maison. Xavier (photo en haut) s’est d’abord lancé dans la fabrication de tentes pour son propre usage. Féru de randonnée légère – qui consiste à alléger le plus possible son chargement, que ce soit par l’utilisation de matériel ultraléger ou par des astuces pour emporter moins – et habile de ses mains, il se lance dans la couture technique à partir de 2011. « Je dois aussi reconnaître que comme je mesure 1,96 mètre, j’avais aussi du mal à trouver des toiles à ma taille ! », avoue-t-il. En 2014, il part huit mois en Amérique du Sud, accompagné d’un tipi de sa propre conception. À son retour, encouragé par les excellents résultats de son prototype, il monte sa petite entreprise de manufacture de tentes et abris, dans le Tarn : ce sera Tipik, qui voit le jour en 2017.

« J’ai appris à coudre sur des forums et au contact d’amis. J’ai commencé sur de simples toiles, avant de passer aux tissus siliconés, qui garantissent étanchéité et résistance. Mais c’est un matériau élastique et très glissant lorsqu’il s’agit de le manipuler. » Il s’est ensuite fait connaître en participant à des forums, salons et rencontres dédiés aux sports outdoor.

Ses tentes s’adressent avant tout aux campeurs nomades : randonneurs, voyageurs à vélo, kayakistes. « Mon objectif est de trouver un compromis poids/résistance/confort, car l’idée est aussi de proposer un abri dans lequel on peut passer une journée en cas de mauvais temps. » Ses nouveaux modèles sont testés par un entourage exigeant, voire professionnel, « des copains qui travaillent en montagne ».

Pour commercialiser ses produits, même s’il possède sa boutique en ligne, Xavier privilégie le contact direct et suggère à ses clients de venir sur place pour tester le matériel. Dans tous les cas, il fonctionne uniquement sur commande. Il en est aujourd’hui à quatre mois d’attente pour les nouvelles, et en reçoit une centaine par an. La petite touche régionale : il a donné à ses créations des noms de massifs et sommets ariégeois, Pioulou, Astonet Orlu.

www.tipik-tentes.fr

Jean Pierre Ger

Sculpteur de bâtons de marche. Alors qu’il est en arrêt maladie et se ressource dans la nature, Jean-Pierre Ger fait une rencontre décisive : « un bâton avec une forme particulière ». Lui qui a « toujours aimé travailler le bois » se met alors en tête d’en récupérer d’autres pour les tailler et les transformer en bâtons de marche. « J’en ai fait quelques-uns, on m’a dit que c’était joli, alors j’ai commencé à en offrir… » Dans le même temps, il s’installe avec son épouse à Limogne-en-Quercy, dans le Lot. « C’est seulement une fois la maison achetée qu’on s’est rendu compte qu’elle était sur le chemin de Compostelle. »

Pour celui qui fabrique des bâtons de pèlerins, c’est une belle coïncidence. Et surtout une occasion de se lancer vraiment. « Je me suis mis à sortir mes bâtons, les gens se sont arrêtés, et ça a été un vrai succès », reconnaît-il. Il crée son entreprise en juin 2019, qu’il baptise Atékôté. Un nom qui évoque ce que, selon lui, doit être un bon bâton : un compagnon de marche. « Il doit ressembler à la personne.

Occitanie: tente, bonnet, bâton, doudoune, sac de couchage, comment s'équiper local pour aller en montagne

C’est la raison pour laquelle je travaille sur commande et je les personnalise, en sculptant le motif que la personne désire. » Tous sont en bois de châtaignier, « qui dure dans le temps tout en étant léger », et sont munis d’une pointe en inox ou acier galvanisé ainsi que d’un embout en caoutchouc pour la route, et d’une dragonne. Il propose trois tailles standards mais fait aussi du sur-mesure. « La plupart de ceux qu’on trouve sont télescopiques, ce qui les fragilise. Souvent, ils se bloquent. Résultat, ils sont bons à jeter au bout de quelques années. Si un bâton en bois est entretenu, il peut durer cent ans. C’est un objet qui se transmet. » Entre l’accessoire technique et l’œuvre d’art, un cadeau idéal pour les amoureux des petites balades ou des grandes randonnées.

Facebook : Àtékôté

Nervures

Leader français du parapente. Ils sont les seuls fabricants français de parapente. Plus impressionnant encore, « Nervures a été précurseur dans le monde en termes de technologie », affirme Jean-Marie Bernos, gérant de l’entreprise pyrénéenne. À l’origine, un sportif de haut niveau, Xavier Demoury, qui se met à créer ses propres parapentes à la fin des années 80. Un titre de vice-champion de France plus tard (obtenu en 1987), il s’entoure d’un mathématicien et fonde Nervures, bureau d’études concevant des outils en CAO spécifiques à la conception de voile de parapente, qu’il propose aux fabricants du monde entier. Aujourd’hui l’entreprise créée ses propres produits (voiles de parapentes, sellettes, sacs…), conçoit pour d’autres marques, et collabore même avec le parachutisme militaire et la marine marchande. Le tout dans leurs deux ateliers des Pyrénées, le premier et principal à Soulom, le second à Bourg-de-Bigorre, pour l’assemblage des voilures uniquement. « Certaines d’entre elles sont composées de plus de mille pièces et nécessitent au moins 80 heures de travail », détaille Jean-Marie Bernos, soulignant le caractère « beaucoup plus complexe » des ailes actuelles, au regard de ce qui se faisait il y a encore quelque temps et de l’évolution rapide des matériaux et des performances.

Le cahier des charges de Nervures est lourd : légèreté, perméabilité à l’air, capacité à supporter les différences d’hygrométrie, rusticité et compacité de pliage pour les voiles typées montagne… Pour y répondre, elle embauche actuellement dix-sept personnes, formées sur place. « Il faut compter entre trois et six mois pour que les couturiers que nous embauchons arrivent au niveau d’exigence dela marque. »

La production est permanente, à raison de 300 pièces par an en moyenne, et la demande constante, des écoles, des professionnels ou des novices.

www.nervures.com

Couette Maxime

La couture par nature. Couturière depuis l’âge de seize ans, Christine Gil n’envisage pas d’exercer un autre métier, après son licenciement économique de chez Valendré, fabricant de sacs de couchage et vestesde montagne. Au contraire, elle compte mettre à profit son expérience pour monter sa société, et devenir son propre patron. Elle suit des stages, s’équipe peu à peu, profite du soutien de la commune de Quérigut pour installer son atelier. Ses premières couettes voient le jour. Leur particularité : elles sont compartimentées, pour que la laine soit répartie sur toute la surface et ne tombe pas que d’un côté après plusieurs années.

Christine se lance ensuite dans les doudounes. « Une copine me servait de mannequin, je regardais si ça tombait bien ou non », raconte la couturière qui a toujours travaillé de façon artisanale, ajustant les coupes et la quantité de duvet en fonction du retour de ses clients : « Ce sont eux qui m’ont appris finalement. » Et c’est à eux qu’elle doit le succès de Couette Maxime, née il y a maintenant quatorze ans. « C’est la qualité et le bouche-à-oreille qui les a fait revenir », estime-t-elle. Sa matière première provient d’oies élevées en plein air dans le Périgord, et le tissu qu’elle utilise est français.

« Pas question d’acheter du made in China alors que l’entreprise qui m’a licencié a délocalisé en Tunisie ! » Chaque article est réalisé avec un grand soin, Christine Gil se voulant tellement aux petits soins pour sa clientèle qu’elle refuse désormais la vente par correspondance. « Je préfère en boutique. Pouvoir discuter, échanger… Tant pis si je fais moins de vente », assume-t-elle. Pour tester ses gilets et le moelleux de ses oreillers, rendez-vous donc place de l’église du joli village de Quérigut.

www.couette-maxime.com

Le Soulor

La chaussure des bergers. Lorsque Le Soulor est créé, en 1925, c’est pour chausser les bergers, éleveurs, et autres garde forestiers du Béarn et de Bigorre. Pendant près d’un siècle, le savoir-faire se perpétue au sein de la même famille. Jusqu’au virage de 2016. « Il n’y avait plus personne dans l’entreprise pour continuer à la faire vivre, alors on s’est lancé », relate Philippe Carrouché, associé avec Stéphane Bajénoff. Aucun des deux n’est pourtant du métier. « La fédération de la chaussure a rigolé ! » Mais ça fonctionne. Mieux encore, le binôme embauche, développe sa gamme tout en sauvegardant les procédés artisanaux…et vend désormais jusqu’à Tokyo. « Environ la moitié des chaussures que nous vendons n’iront jamais en montagne. Mais pour nous, l’important était de garder nos premiers clients : les bergers etles randonneurs. »

Peu, voire pas du tout de publicité, quelques rares distributeurs et pas de stock : « En boutique, les gens essaient un modèle mais ne repartent pas avec, précise Philippe. Ils devront attendre deux à trois mois pour recevoir leurs chaussures. Chez nous, c’est l’anti-Black friday ! » Les cordonniers sont formés sur place au montage à la main et à la méthode du cousu norvégien, oubliée depuis cinquante ans et qui ne se pratique quasiment plus du tout en Europe. Les chaussures du Soulor sont élaborées avec du cuir issu des tanneries des Pyrénées-Atlantiques et de la laine des troupeaux alentour. Engagée dans la défense d’un précieux savoir-faire traditionnel (elle a obtenu le label national Entreprise du patrimoine vivant), elle l’est aussi en matière environnementale, notamment grâce à des chaussures ressemelables. Solides et super-durables, difficile de trouver des chaussures de marche plus « responsables ».

www.lesoulor1925.com

Cévennes évasion

Fabricant et pratiquant à la fois. À l’origine, Cévennes évasion propose des sorties nature encadrées par des guides. Parmi ceux-ci, Odile Galzin, titulaire du brevet d’état en spéléologie. À force de sorties en profondeur, elle constate les défauts du matériel qu’elle utilise, répare ses combinaisons, puis celles de ses amis. Jusqu’au jour où elle commence à en confectionner des neuves. « Je ne faisais pas du tout de couture, on a dû me prêter une machine, au début. J’ai décousu mes combinaisons pour voir comment c’était fait, puis j’ai fait des patrons. » C’était il y a près de dix-huit ans. Depuis, Odile est la couturière de Cévennes évasion, dont l’activité s’est donc élargie à la fabrication et à la vente de matériel. Devenue experte en équipement de spéléo, elle coud deux types principaux de combinaisons : « L'une, technique pour la pratique courante, et la seconde pour la pratique occasionnelle, plutôt destinée aux collectivités. » En effet, on trouve parmi sa clientèle autant de sportifs réguliers que des centres de loisirs ou des classes vertes. À destination des premiers, elle a développé un éventail de sacs spécifiques, hyper résistants et étanches.

« L’avantage, c’est qu’à Cévennes évasion, nous sommes tous éducateurs sportifs, on teste donc nous-mêmes les produits que nous vendons. J’ai les retours en direct de mes collègues. » Odile Galzin a aussi conçu des sacs de transport dédiés au canyoning et aux cordistes. Et pour le quotidien, de solides besaces, sacoches à ordinateur, et housses diverses, selon son humeur et les demandes. « Je m’amuse ! » Odile Galzin passe 80 % de son temps de travail dans son atelier lozérien, à une vingtaine de kilomètres de Florac, où est basée Cévennes évasion. Quant aux 20 % restant, elle le consacre bien entendu à la spéléologie, à laquelle elle initie des dizaines de personnes chaque année.

www.cevennes-evasion-boutique.com

La Carde

Manufacture de lainages. Damien Lafond et Aude Lapierre sont frère et sœur, et font équipe à la tête de La Carde, l’entreprise familiale fondée en 1891. Après une enfance passée dans la laine, l’un comme l’autre se sont orientés vers d’autres secteurs d’activité… avant de revenir au bercail. Par passion pour leur métier, mais aussi parce qu’aujourd’hui, la fabrication française intéresse davantage, et une clientèle nouvelle, plus jeune, a vu le jour ces derniers temps. « Les gens sont aussi très sensibles aux matières naturelles, analyse Damien Lafond. D’ailleurs, ils préfèrent souvent les produits aux coloris bruts, plutôt que ceux en laine teintée. »

Au cœur du pays Toy, la famille Lafond réalise couvertures, couettes et vêtements en laine locale uniquement. « Nous travaillons avec trois races : la barégeoise, la lourdaise et la tarasconnaise. C’est un mélange de ces trois laines qui donne le meilleur compromis, selon nous, entre gonflant, douceur et résistance. Une recette qu’on ajuste selon les années. » Best-seller de la maison : le plaid. Parmi les vêtements, ce sont les ponchos qui arrivent en tête, ainsi que les vestes en laine feutrée. Grand avantage de cette matière, « en plus de tenir chaud, elle est déperlante, quasiment étanche ». Le tout sans bien sûr aucun traitement. Leurs meilleurs clients restent les touristes de passage, l’hiver mais tout aussi bien l’été.

À deux pas de Gavarnie et de Lourdes, La Carde attire pèlerins et randonneurs, qui craquent volontiers pour une belle cape de berger ou une étole, souvenir authentique de leur passage en pays Toy.

www.lacarde-pyrenees.com

Pyrenex : la mode au sommet

Détour à l’ouest avec une entreprise basée dans les Landes mais emblématique des Pyrénées et à l’aura internationale : Pyrenex. La marque s’est spécialisée dans le prêt-à-porter haut de gamme et technique, à travers un domaine de compétence bien précis : le travail de la plume et du duvet. Son histoire débute au XIXe siècle, avec Abel Crabos, qui collecte déjà les plumes de canards et d’oies dans les Landes.

La société familiale « Abel Crabos et fils », déjà basée à Saint-Sever, où elle se situe toujours aujourd’hui, se développe, au fil des générations, avec la création de doudounes, puis de couettes et oreillers. En 1968, elle devient Pyrenex. Le virage technique advient deux ans plus tard : les produits sont pensés désormais pour répondre aux alpinistes et aux pratiquants de la haute montagne. C’est aussi le début de la collaboration avec Louis Audoubert, alpiniste, cinéaste et photographe, véritable parrain de la marque bleu blanc rouge.

Virage mode, ensuite, en 2008 : Pyrenex signe des contrats avec des grands couturiers français, Alexandre Vauthier et Alexis Mabille. L’entreprise, qui voit se relayer à sa tête les descendants d’Abel Crabos, a su jouer sur différents tableaux : la fabrication française et même locale, puisque le duvet est issu d’élevage du Sud-Ouest, le caractère familial et historique de la maison, et le positionnement dans le milieu de la mode lors du grand retour de la doudoune sur les podiums, dans les années 2000. Ils sont désormais présents aux États-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne, etc. L’an passé, la manufacture Pyrenex remporte le label Entreprise du Patrimoine Vivant, valorisant l’excellence du savoir-faire français.

Andorre : Commençal, fleuron du VTT

La fabrication de leurs pièces et l’assemblage de leurs vélos se font certes en Asie, mais la marque, elle, possède des liens forts avec le territoire pyrénéen. Son fondateur, Max Commençal, est Toulousain. Dans les années 80, il devient un véritable pionnier du VTT en Europe avec la marque Sunn, basée à Saint-Gaudens, qui remporte de nombreux titres mondiaux en suivant.

Mais d’importants déboires économiques poussent Max Commençal à quitter l’entreprise à la fin des années 90. Il fait le choix de repartir à zéro, cette fois-ci en Andorre, et fonde alors la marque qui porte son nom. En 2000, les premiers vélos sortent. Toujours des vélos typés montagne, pour la pratique de la descente ou de l’enduro. Les modèles se succèdent, les innovations plaçant la firme parmi les leaders mondiaux.

Les filiales poussent un peu partout : États-Unis, Mexique, Nouvelle-Zélande… Et côté performance, les résultats sont là : ils sont champions du monde en 2020 de descente avec l’un des sportifs qui défend leurs couleurs, Amaury Pierron. Mais les premiers clients de Commencal restent les particuliers, pour lesquels ils imaginent des vélos toujours plus innovants : adaptés à la montagne comme au milieu urbain, ou encore spécialement pour les enfants.

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