Du local sain et fait main pour les bébés avec la marque auvergnate "Les bricoles de Cléachou"

  • Par kjhg

Marine Delery était responsable d’un magasin de chaussures de marque lorsqu’elle est tombée enceinte, en 2015. « J’ai eu des soucis de tension, donc j’ai été arrêtée très tôt. Alors, je m’ennuyais ! Ma grand-mère m’a appris à coudre pendant ma grossesse. »Du local sain et fait main pour les bébés avec la marque auvergnate Du local sain et fait main pour les bébés avec la marque auvergnate

Une « jolie reconversion »

Au départ, c’était juste pour s’occuper, et « fabriquer des petites bricoles » pour sa fille. Marine Delery partageait ses créations sur les réseaux sociaux et elle ne s’attendait pas aux réactions qu’elles ont provoquées. « On voulait me les acheter. Je répondais “ah non mais je ne les vends pas !” Mais une copine insistait : “Pourquoi tu ne t’installes pas ?” Ce n’était pas dans ma tête. C’est grâce à elle et aux réseaux sociaux. Et puis je ne voulais pas retourner dans la vente. Ça a été une jolie reconversion. »

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La jeune maman s’est donc installée à son compte début 2017 en créant la marque « Les bricoles de Cléachou », en référence au surnom de son aînée, Cléa.« J’ai commencé par des bandeaux et des sarouels pour les bébés filles, et les articles pour les garçons sont arrivés très vite. Aujourd’hui, je fais aussi des culottes bouffantes, des leggings, des couvertures et des doudous personnalisables, des petits bandanas, des serviettes de cantine, des anneaux de dentition, des attache-tétines, des tours de cou… »

Tissu Oeko-Tex

Le tout, avec des tissus Oeko-Tex, un label qui garantit l’absence de produits toxiques pour le corps et l’environnement. « Mon rêve, c’est d’utiliser du tissu fait en France mais je n’en ai pas trouvé, donc il est européen », souligne la créatrice.

Du local sain et fait main pour les bébés avec la marque auvergnate

Si on les rencontre dans quelques boutiques à Clermont et dans l’Allier, les articles des Bricoles de Cléachou se vendent surtout sur la boutique en ligne, qui attire des clientes de la région mais aussi de toute la France.

« Il y a beaucoup de créatrices, concède Marine Delery. On se démarque avec nos tissus, nos articles. Il y a de la place pour tout le monde. Les clients recherchent le fait main et le local depuis le confinement. Il faut bien voir le côté positif ! »

Marine Delery Créatrice

Collaboration avec d'autres créatrices locales

Sa boutique en ligne s’est enrichie depuis la fin de l’année 2020 des produits d’autres créatrices pour la plupart locales. « Je sélectionne les articles. Ce sont de réels coups de cœur, indique Marine Delery. L’idée est venue du fait que les gens m’achetaient beaucoup pour des cadeaux de naissance. Je voulais élargir la gamme, avoir plus pour les bébés, mais aussi penser un peu plus aux mamans, leur faire plaisir. »Bijoux de La Fabrique Utopia On trouve donc désormais sur son site internet les marques « Graine de lune » (des bougies, faites à Neuville) en collaboration avec « Fleurs de zel » (décorations florales, faites à Chas) ; « La fabrique Utopia » (bijoux pour femmes et enfants, faits à Romagnat) ; « Audrey Crée » (papeterie, Lempdes) ou encore « Atelier Romie » (des puzzles en bois créés en région parisienne). Certains produits sont proposés exclusivement sur ce site.

Marine espère accueillir de nouvelles créatrices à l’avenir, et propose aussi des cuillères gravées qu’elle fait elle-même. « J’ai appris sur le tas pendant le confinement ! » sourit-elle.

Des bougies signées "Graine de lune" et "Fleurs de zel".Une carte à planter faite par "Audrey Crée".Un puzzle de l'Atelier Romie.

Bientôt à Neuville

Au cours du mois de juillet, la couturière de 33 ans va déménager son atelier à Neuville. Au sein de l’ancienne ferme de son père réaménagée, elle bénéficiera d’un espace de travail bien plus grand. « Le but, c’est de pouvoir proposer un coin magasin, car souvent les clients demandent à voir les articles, mais comme mon atelier se situait dans ma maison actuelle (à Glaine-Montaigut), ça ne me plaisait pas, explique-t-elle. À Neuville, je pourrai aussi exposer les autres créatrices et, je l’espère, organiser des événements, comme un marché de créateurs. Je me dis que dans nos campagnes, il y a du potentiel ! »

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Avec ce projet à Neuville, la jeune femme retourne dans le village où elle a grandi et elle regarde sa reconversion avec beaucoup de bonheur. « J’ai aussi fait ce choix pour pouvoir profiter de mes filles. D’un point de vue personnel, c’est trop top ! Je suis très épanouie. »

Alice Chevrier

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