Les accessoires n’ont plus de sexe

  • Par kjhg

Langage universel

Il y a quelques années encore, il était complètement marginal de voir un homme porter un bijou. Une montre oui, une gourmette, à la rigueur. Mais pas une boucle d’oreille ou une bague oversize. Cette saison, Francesca Amfitheatrof, directrice artistique Horlogerie et Joaillerie de Louis Vuitton, lance LV Volt, une ligne mixte qui gomme la frontière du genre. « Pour un designer, cette nouvelle manière d’envisager l’accessoire s’apparente à un véritable exercice de style », précise Marie-Laurence Stevigny. « Il s’agit, plus que jamais, de mettre l’utilisateur au centre de la collection et de construire une grammaire mode qui soit fluide, novatrice et dans l’air du temps.

L’omniprésence du téléphone dans notre quotidien a joué un grand rôle dans la vision que les hommes européens - plus méfiants face aux tendances trop extrêmes - ont de l’accessoire. Un facteur qui explique le grand succès des pochettes. Dans mes collections, celles qui se portent au cou, mais aussi celles qu’on glisse en toute discrétion sous une veste ou un blazer, séduisent un public tant féminin que masculin. » Pour conclure, la designer évoque ce qu’elle appelle « une dématérialisation de l’accessoire. Avant, lorsque je sortais, j’emportais un carnet de croquis, un livre et une foule d’autres objets dans mon sac.

Les accessoires n’ont plus de sexe

Aujourd’hui, tout tient dans un téléphone ou une tablette. L’accessoire de luxe doit répondre à cette mutation en devenant soit un compagnon de route chic et discret ou, à l’inverse, une pièce très identitaire que son utilisateur, hommes ou femmes, pourra s’approprier comme il l’entend. ».

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