L'Épopée sibérienne, d'Éric Hoesli : la ruée vers l'Est

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Par Arnaud De La Grange
Publié , Mis à jour

La Sibérie est une terre de démesure et de déraison. Cette saga invite les âmes frondeuses à s'y perdre.L'Épopée sibérienne, d'Éric Hoesli : la ruée vers l'Est L'Épopée sibérienne, d'Éric Hoesli : la ruée vers l'Est

Il fut un jour joliment dit que la Sibérie est une «œuvre inachevée de Dieu». Et il est heureux que la création y soit restée en suspens, laissant flous les contours, intacte la nature et intègres les mystères humains. Quand nos rêves viennent buter sur les bornes du monde, le Grand Est russe fait figure de refuge pour les âmes frondeuses. La dernière frontière, l'ultime terre libre.

À la démesure géographique se devait de répondre une somme livresque. C'est chose faite, avec L'Épopée sibérienne. Dans sa préface, Erik Orsenna nous invite à une salutaire «ruée vers l'Est». «Devenez cosaque, oubliez foi et lois pour avancer, toujours avancer, par moins trente, moins quarante», exhorte l'écrivain pourtant plus habitué aux longues vagues qu'aux grandes cavalcades.

L'Épopée sibérienne, d'Éric Hoesli : la ruée vers l'Est

La saga d'Éric Hoesli commence en 7023, selon l'ancien calendrier orthodoxe russe, soit en l'an 1517 de notre ère, aux confins nord-est du pays. Loin, très loin des grandes cités de l'empire. Une famille de paysans va jouer un rôle…

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