L’Art du crime (France 2) - Bruno Solo : "Toulouse-Lautrec m’a toujours fasciné"

  • Par kjhg

Etait-ce votre volonté de participer, un jour, à cette série policière ?

Bruno Solo : Non, mais j’aime beaucoup le principe surréaliste de cette série, qui confronte un duo d’enquêteurs à un crime relié à l’histoire de l’art. L’idée d’incarner Toulouse-Lautrec m’a aussi tout de suite amusé. Je sais que je ne suis pas bien grand, mais je me suis dit : "Tiens, c’est drôle, on me voit comme un nabot !" J’ai accepté sans hésiter. D’autant plus que ce petit génie, qui a eu une vie très courte, mais intense, à la fois tragique et très gaie, m’a toujours fasciné.

Ce rôle vous a-t-il demandé beaucoup de préparation ?

Le gros du travail, c’était le maquillage et la pose de la barbe pour obtenir ce look hirsute et pas forcément très élégant. Pour les scènes en pied, j’ai été doublé par un acteur formidable, de petite taille, qui était toujours à mes côtés. Quant au reste, j’ai essayé de proposer un Toulouse-Lautrec tel que je me l’imaginais : un homme à femmes blessé, mal aimé et mélancolique, qui brûlait la chandelle par les deux bouts dans un Paris festif.

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Avez-vous appris des choses que vous ne connaissiez pas sur lui ?

Oui, notamment les rapports qu’il entretenait avec son père. Je ne pensais pas qu’il avait eu des relations aussi conflictuelles avec lui. Comme beaucoup d’enfants, il essaie en permanence de plaire à son père, de faire en sorte que celui-ci l’admire. J’ai trouvé qu’aborder le personnage par ce biais-là était plutôt intéressant.

Le Moulin-Rouge est au coeur de l’intrigue. C’est un décor à la fois sublime et chargé d’Histoire, parfait pour une série policière. Était-ce un tournage unique ?

Tout à fait. C’était dingue de se retrouver plongé dans un Moulin-Rouge revisité pour l’occasion. Elsa Bennett et Hippolyte Dard, les deux réalisateurs, ont vraiment fait un travail formidable. Les décors, la lumière, tout était soigné… Et j’ai adoré tourner avec Éléonore Bernheim (qui incarne Florence Chassagne, ndlr), avec qui j’ai partagé toutes mes scènes. Quelle partenaire lumineuse et professionnelle !

On connaît votre passion pour l’Histoire. Êtes-vous aussi un amateur d’art ?

Bien sûr, cela va ensemble ! Lorsque l’on se passionne pour la Renaissance italienne, on ne peut pas passer à côté de Michel-Ange ou de Raphaël. Aussi loin que mes souvenirs remontent, j’ai toujours aimé aller dans les expositions et les musées.

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Où en êtes-vous avec La Guerre des trônes, la série documentaire historique que vous présentez sur France 5 ?

Je débute prochainement le tournage de la saison 5 (6 x 52 minutes). Nous ouvrons avec la mort de Louis XIV, la Régence et le début du règne de Louis XV. Mais, avant, je m’en vais retrouver Sara Mortensen (également au casting de ce deuxième épisode de L’Art du crime), Élisa Ruschke et Thierry Godard pour tourner Crimes parfaits. Le temps de deux épisodes, je remplace Antoine Duléry, engagé sur un autre film.

Je crois savoir que vous venez d’enregistrer votre pièce de théâtre, Dix ans après…

C’est exact. C’est une captation pour France 2, qui sera diffusée courant décembre, après la tournée en France, qui commencera en octobre.

L’Art du crime : vendredi 14 mai à 21h05 sur France 2

Interview Caty Dewanckèle

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