Meilleure apprentie de France en esthétique, "une fierté" pour Zoé Ranker

  • Par kjhg
Par Coline DavyPublié le
Le Courrier de la Mayenne
Voir mon actu

Cheveux lissés et trait de liner parfaitement ajusté sur le coin des yeux, Zoé Ranker termine sa journée à l’institut Passage Bleu de Saint-Berthevin. Une journée comme les autres, mais avec un nouveau grade. Le 21 novembre, elle recevait la médaille d’or de meilleur apprenti de France (MAF) en esthétique.Meilleure apprentie de France en esthétique, Meilleure apprentie de France en esthétique,

Une récompense après plusieurs années consacrées à sa passion : le maquillage. « Depuis toute petite, je maquille mes tantes, mes cousines, mes parents », confie la jeune femme.

Médaille d’or départementale et régionale

Lancée dans un CAP puis un Bac pro esthétique, c’est une professeure du lycée Don Bosco de Mayenne qui l’emmène plus loin.

« On n’étudie pas seulement le maquillage, donc ce n’est pas poussé. Mme Ferron a vu que j’avais du potentiel et m’a dirigé vers les concours. J’ai commencé par une compétition interne, que j’ai gagnée. Puis j’ai participé aux MAF l’année dernière », raconte Zoé Ranker.

Médaille d’or au concours départemental puis au régional, le parcours aurait pu être parfait. « Mais j’ai été disqualifiée, confesse l’esthéticienne. J’ai utilisé un produit qui ne correspondait pas aux attentes. Ils ont estimé que c’était du bodypainting, pas du maquillage. »

À lire aussi

Les quatre saisons

Meilleure apprentie de France en esthétique,

Zoé Ranker n’est pas du genre à baisser les bras. « Alors j’ai recommencé », s’exclame-t-elle. Les mêmes étapes s’enchaînent, départemental, régional et enfin national. Cette fois c’est sûr, la médaille est à portée de main.

Les quatre saisons. C’est le thème sur lequel elle doit redoubler de créativité pour réussir. Pendant quelques mois, l’esthéticienne donne toute son énergie : « Je me suis exercée tout de suite, sur moi, sur mon modèle, sur mes proches. Dès que j’avais un jour de repos, je retournais à Don Bosco pour m’entraîner. Parfois, je devais recommencer plusieurs fois. Les dernières semaines ont été éprouvantes. »

D’autant plus qu’à quelques jours de la date fatidique, elle perd son modèle. « Un stress supplémentaire », témoigne-t-elle.

3 heures d’épreuves

Jour J, modèle trouvé, concentration maximale. Zoé Ranker a 3 heures pour réaliser un vernis laqué, un maquillage de buste et un maquillage de visage avec un motif. « Il ne fallait pas moins », avoue la jeune femme.

« J’étais dans ma bulle, poursuit-elle. À un moment, je me suis aperçue que mes parents étaient venus en surprise. Ça m’a encore plus boostée. Je voulais gagner pour moi, mais aussi pour ma professeure, et pour eux »

À lire aussi

Sur les 27 finalistes, seules les 10 meilleures obtiennent une médaille d’or. « J’ai été appelée en dernière », souffle-t-elle, comme si le stress était encore présent en se remémorant ce moment. Puis c’est le bonheur d’avoir enfin concrétisé son rêve.

« Il ne faut jamais lâcher »

« C’est une fierté et ça prouve qu’il ne faut jamais lâcher », reprend la lauréate. Un tempérament de battante qui la caractérise et qu’elle voulait « prouver sur ce concours ».

Il faut maintenant penser à la suite, même si l’avenir reste flou. « Je me tâte encore à faire l’école de maquillage sur Paris. Partir ne me fait pas peur, j’aime découvrir de nouveaux horizons », livre-t-elle. Attirée par le maquillage de cinéma au début, elle rêve aujourd’hui d’ouvrir son propre institut pour pouvoir faire « du maquillage sophistiqué ».

Si rien n’est fixé, Zoé Ranker peut compter sur une nouvelle notoriété pour élargir ses contacts. Après avoir collaboré avec des instituts Lavallois et gagné de nombreux abonnés sur les réseaux sociaux, les portes semblent désormais grandes ouvertes.

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Le Courrier de la Mayenne dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Partagez

Le Courrier de la Mayenne
Voir mon actu
  • Mots clés: